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Déposé par Marc-Olivier FRITSCH le 08/03/2012 - Rapport / Recommandations

Rapport sur les impacts socio-économiques générés par l'ouverture du Pont sur l'Oyapock - octobre 2011

Auteur(s) : Comité Guyane des CCE
( Philippe Bobrie, Bernard Boullanger, Guylaine Bourguignon, Philippe Byron, Prazères Esteves) avec la collaboration de Germain Labonne et le soutien financier du Fonds de Coopération régionale (FCR)

A la suite d’une mission d’étude effectuée en mai 2011 par les CCE de Guyane dans les Etats brésiliens frontaliers de l’Amapa et du Pará, le Comité Guyane des CCE a remis un rapport en octobre 2011 aux Pouvoirs Publics français intitulé « Impacts socio-économiques générés par l’ouverture du pont sur l’Oyapock ».

Ce rapport démontre que ce pont est avant tout un pont symbolique, mettant en évidence les bonnes relations politiques franco-brésiliennes, plutôt qu’une infrastructure qui permettra de véritablement développer les relations commerciales entre la Guyane et le Brésil.

En effet, la Guyane ne représente qu’une infime proportion de la balance commerciale de ces deux Etats brésiliens les plus proches, davantage tournés vers les Etats du sud brésilien (Sao Paulo et Rio) et les pays émergents. Or, malgré le pont de l’Oyapock, cette proportion risque de ne pas se développer, et ce, pour quatre raisons :
- la petite taille du marché guyanais, peu attractif en volume ;
- absence ou faible qualité de connections routières entre la Guyane et le Brésil : revêtements de mauvaise qualité, coupures dans l’interconnexion Cayenne-Macapa… ;
- très faible nombre de connections aériennes et maritimes entre la Guyane et ces Etats brésiliens, dont l'un, l'Amapa, est en outre séparé du reste du Brésil par le fleuve Amazone. ;
- complexité des procédures d’importation brésiliennes et coûts trop élevés des transports.

Parallèlement, les relations commerciales de la Guyane restent principalement tournées vers la France métropolitaine et les Antilles (Guadeloupe et Martinique), le Brésil n’étant pas encore un partenaire privilégié pour les échanges commerciaux de la Guyane.

En revanche, les CCE de Guyane ont dégagé quatre opportunités à saisir de cette proximité géographique du marché brésilien en plein essor :
- le Pará, qui compte 7,5 millions d’habitants, dont 5 en milieu urbain, est le premier Etat exportateur du Brésil avec des échanges très développés vers les Etats brésiliens du sud, cœur économique du pays, ce qui devrait inciter les entreprises guyanaises à regarder davantage vers cette zone ;
- à l’inverse, les entreprises du sud brésilien sont intéressées par la Guyane en tant que plateforme d’atteinte des marchés domiens (Martinique, Guadeloupe voire Réunion, qui représentent 1,5 millions d’habitants) ;
- les savoirs-faires guyanais correspondent à certains besoins brésiliens : énergies renouvelables (biomasse électrique, photovoltaïque, hydraulique), formations dans le secteur de la pêche, produits finis d’épicerie fine… ;
- à l’inverse, les spécialisations brésiliennes permettraient de développer certaines filières en Guyane (industries agroalimentaires, filière de biocarburants…).

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